|
Principales
mesures fiscales 2001
(Loi de finances pour 2002)
|
2ème
partie : Fiscalité des personnes
|
La loi de
finances pour 2002 (loi
n° 2001-1275 du 28 décembre 2001, sur le site Legifrance)
a été publiée au Journal officiel du 29 décembre
2001, après avoir été soumise au Conseil
constitutionnel (décision n°
2001-456 DC du 27 décembre 2001).
A
– Impôt sur les revenus de 2001
-
Actualisation du barème et des seuils
- Plafonnement des effets du quotient familial
- Actualisation de la décote
- Abattement en cas de rattachement d’enfants
mariés ou chargés de famille
- Nouvelle définition du revenu fiscal de
référence
B
– Exonérations,
réductions et crédits d’impôt sur le revenu
-
Exonération de l’allocation personnalisée d’autonomie
- Extension de l’exonération des chèques-vacances
- Doublement de la prime pour l’emploi
- Relèvement de la limite de prise en compte
des dons aux œuvres et assouplissement de l’obligation de justification
- Extension du crédit d’impôt pour
dépenses de gros équipements
- Extension et majoration du crédit
d’impôt pour l’acquisition ou la location d’un véhicule
non polluant
- Reconduction de la réduction d’impôt
pour investissements immobiliers locatifs dans les résidences
de tourisme classées situées en ZRR
- Aménagement et reconduction de la
réduction d’impôt au titre des souscriptions de titres
de sociétés non cotées et de parts de FCPI
C
– Prélèvements sociaux
-
CSG et CRDS des exploitants agricoles
D
– Revenus fonciers
-
Régime du micro-foncier
-
Institution d’une déduction forfaitaire majorée
en faveur des locations à des personnes défavorisées
-
Déduction des dépenses de protection contre les
effets de l’amiante
E
–
Revenus
de capitaux mobiliers
-
Modernisation du régime des FCPR et des FCPI
- Assouplissement des modalités de fonctionnement
des plans d’épargne en actions
- Aménagement
des régimes spéciaux prévus en faveur des
restructurations d’entreprises
A
– Impôt sur les revenus de 2001
- Actualisation
du barème et des seuils
Pour
l’imposition des revenus de 2001, toutes les tranches du barème
qui était applicable pour l’imposition des revenus 2000
sont relevées de 1,6 %. Les quatre premiers taux du barème
sont réduits de 0,75 point et les deux taux supérieurs
sont réduits d’un demi-point.
Barème
de l’impôt correspondant à une part
|
Tranches
(en €)
|
Taux
(en %)
|
Formule
pratique pour le calcul du montant de l’impôt brut
|
|
Jusqu’à
4 121 (27 031,99 F)
|
0
|
0
|
|
De
4 121 à 8 104 (53 158,76 F)
|
7,5
|
(R
X 0,075) – (309,08 X N)
|
|
De
8 104 à 14 264 (93 565,71 F)
|
21
|
(R
X 0,210) – (1 403,12 X N)
|
|
De
14 264 à 23 096 (151 499,83 F)
|
31
|
(R
X 0,310) – (2 829,52 X N)
|
|
De
23 096 à 37 579 (246 502,08 F)
|
41
|
(R
X 0,410) – (5 139,12 X N)
|
|
De
37 579 à 46 343 (303 990,15 F)
|
46,75
|
(R
X 0,4675) – (7 299,91 X N)
|
|
Au-delà
de 46 343
|
52,75
|
(R
X 0,5275) – (10 080,49 X N)
|
Modification
des seuils et limites
|
Limites
d’exonération de l’impôt sur le revenu :
- Contribuables
de moins de 65 ans : 7 250 € (47 556,88 F)
- Contribuables
de plus de 65 ans : 7 920 € (51 951,79 F)
|
|
Traitements,
salaires et pensions :
- Salaires
des apprentis imposables pour la fraction excédant
7 250 € (47 556,88 F)
- Déduction
forfaitaire de 10 % :
-
Minimum :
-
Cas général : 364 € (2 387,68
F)
-
Demandeurs d’emploi depuis plus d’un an : 797 €
(5 227,98 F)
-
Maximum de la déduction par salarié : 12
229 € (80 216,98 F)
- Pensions,
retraites et rentes viagères :
-
Abattement de 10 % avec minimum par bénéficiaire
de : 323 € (2 118,74 F)
-
Avec maximum par foyer de : 3 160 € (20 728,24
F)
|
|
Abattement
de 20 % sur les traitements, salaires et pensions, les rémunérations
des gérants et associés et les bénéfices
des adhérents à des centres ou associations
de gestion agréés :
Limite
d’application : 111
900 € (734 015,88 F)
|
|
Abattement
en faveur des personnes âgées ou invalides :
- Revenu
net global inférieur ou égal à 9
790 € (64 218,19 F) : 1 590 € (10 429,72 F)
- Revenu
net global compris entre 9 790 € et 15 820 €
(103 772,40 F) : 795 € (5 214,86 F)
|
|
Acomptes
provisionnels :
Seuil
d’exigibilité en 2001 : 296 € (1 941,63 F)
|
|
Barème
pour la taxe sur les salaires pour 2002 (limites des tranches)
- Taux
de 4,25 % : Jusqu’à 6 563 € (43 050,46 F)
- Taux
de 8,50 % : De 6 563 € à 13 114 €
(86 022,20 F)
- Taux
de13,60 % : Au-delà de 13 114 €
|
|
Abattement
de taxe sur les salaires en faveur des organismes sans but
lucratif :
Montant
en 2002 : 5 185 € (34 011,37 F)
|
|
Taxation
forfaitaire d’après les signes extérieurs
de richesse :
- Seuil
d’application : 48 700 € (319 451,06 F)
- Seuil
de majoration de 50 % de la base forfaitaire : 97 400
€ (638 902,12 F)
|
- Plafonnement
des effets du quotient familial
La
réduction d’impôt résultant de l’application
du quotient familial est plafonnée à 2 017 €
(13 230,65 F) par demi-part s’ajoutant, soit aux deux parts de
contribuables mariés, soit à la part des autres
contribuables.
- Actualisation
de la décote
La
décote s’applique aux cotisations d’impôt inférieures
à 760 € (4 985,27 F).
- Abattement
en cas de rattachement d’enfants mariés ou chargés
de famille
Le
montant de l’abattement est fixé à 3824 €
(25 083,80 F) par personne prise en charge.
- Nouvelle
définition du revenu fiscal de référence
La
loi de finances 2002 intègre dans le revenu fiscal de référence
(art. 1417 du CGI) :
- Les traitements
et salaires perçus en rémunération de leur
activité à l’étranger par des personnes
de nationalité française qui ont leur domicile
fiscal en France et qui sont envoyés à l’étranger
par un employeur établi en France ;
- L’indemnité
de fonction pour son montant net de frais d’emploi perçue
par un élu local bénéficiant d’une retenue
à la source libératoire de l’impôt sur le
revenu dès lors que l’intéressé n’a pas
opté pour l’imposition de ses indemnités de fonction
à l’impôt sur le revenu selon les règles
des traitements et salaires.
Les
revenus mentionnés doivent donc figurer sur la déclaration
d’ensemble des revenus afin que l’administration fiscale puisse
calculer de manière exacte le revenu fiscal de référence
des foyers concernés.
B
– Exonérations, réductions et crédits
d’impôt sur le revenu
- Exonération
de l’allocation personnalisée d’autonomie
L’allocation
personnalisée d’autonomie est exonérée d’impôt
sur le revenu.
- Extension
de l’exonération des chèques-vacances
L’exonération
est étendue aux aides aux vacances versées par les
comités d’entreprise et les organismes sociaux et le plafond
de ressources du bénéficiaire est relevé
à 15 250 € (100 033,44 F) pour la première
part de quotient familial, majoré de 3550 € (23
286,47 F) par demi-part supplémentaire.
- Doublement
de la prime pour l’emploi
Pour
les revenus imposables au titre de 2001, le montant de la prime
pour l’emploi est doublé. Ainsi, les taux passent respectivement
à 4,4 % et 11 %, lorsque les revenus d’activité
sont, soit inférieurs à 10 623 € (69 944,69
F), soit compris entre 10 623 € et 14 872 € (97
553,93 F).
La
prime est majorée de 31 € (203,35 F) par personne
à charge ou de 62 € (406,69 F) pour le premier enfant
des personnes seules.
Le
montant de la PPE accordée au foyer fiscal ne doit pas
être inférieur à 25 € (163,99 F).
Les
montants relatifs aux limites de revenus et aux majorations du
montant de la prime sont augmentés de 1,6 % (évolution
prévisible des prix hors tabac en 2001)
- Relèvement
de la limite de prise en compte des dons aux œuvres et
assouplissement de l’obligation de justification
La
réduction d’impôt accordée au titre des dons
effectués par des particuliers est relevée de 6 %
à 10 % du revenu imposable du donateur (pour les dons ouvrant
droit à une réduction d’impôt de 50 %). Elle
est portée à 400 € (2 623,83 F) pour les
revenus de 2001 (407 € soit 2 669,74 F pour les revenus
de 2002) pour les dons ouvrant droit à une réduction
d’impôt de 60 % (associations d’aide aux personnes en difficulté).
Les
contribuables qui transmettent leur déclaration par voie
électronique sont dispensés d’y joindre les reçus
délivrés par les bénéficiaires des
dons (cet assouplissement vaut également pour le paiement
des cotisations aux organisations syndicales).
- Extension
du crédit d’impôt pour dépenses de
gros équipements
Le
crédit d’impôt (de 15 %) pour dépenses de
gros équipements est étendu aux dépenses
d’acquisition de matériaux d’isolation thermique et d’appareil
de régulation de chauffage payées à compter
du 1er octobre 2001. Le plafond du montant des dépenses
est porté à 4 000 € (26 238,28 F) pour une
personne seule, 8 000 € (52 476,56 F) pour un contribuable
marié, plus 400 € (2 623,83 F) par personne à
charge, 500 € (3 279,79 F) pour le second enfant et 600
€ (3 935,74 F) à partir du troisième.
- Extension
et majoration du crédit d’impôt pour l’acquisition
ou la location d’un véhicule non polluant
La
loi de finances pour 2002 rend éligible au crédit
d’impôt pour acquisition de véhicules propres les
véhicules fonctionnant au gaz nature véhicule (GNV)
et majore de 50 % si l’achat du véhicule s’accompagne de
la mise au rebut d’un véhicule particulier immatriculé
avant le 1er janvier 1992.
- Reconduction
de la réduction d’impôt pour investissements
immobiliers locatifs dans les résidences de tourisme
classées situées en ZRR
L’application
de la réduction d’impôt est prolongée jusqu’au
31 décembre 2006.
- Aménagement
et reconduction de la réduction d’impôt au
titre des souscriptions de titres de sociétés
non cotées et de parts de FCPI
Le
dispositif de la réduction d’impôt, dite "Madelin",
destinée à faciliter la mobilisation de l’épargne
de proximité pour les investisseurs dans le capital des
petites entreprises est reconduit jusqu’au 31 décembre
2006. Les limites liées au montant du chiffre d’affaires
et au total du bilan sont respectivement portées à
40 millions d’euros et 27 millions d’euros pour les souscriptions
intervenues dans le cadre d’une augmentation de capital. La restriction
sectorielle en fonction de la nature de l’activité de la
société bénéficiaire des apports et
la condition d’une détention majoritaire du capital pour
les entreprises solidaires sont supprimées. La fraction
excédentaire de l’investissement peut être reportée
en avant pendant trois ans.
C
– Prélèvements sociaux
- CSG
et CRDS des exploitants agricoles
Le
mode de calcul de l’assiette forfaitaire applicable en matière
de CSG et CRDS est harmonisé avec l’assiette forfaitaire
de la cotisation de solidarité.
D
– Revenus fonciers
Lorsque
le revenu brut foncier n’excède pas 15 000 € (98
393,55 F) , les contribuables sont soumis de plein droit au régime
micro-foncier.
- Institution
d’une déduction forfaitaire majorée en faveur
des locations à des personnes défavorisées
A
compter de l’imposition des revenus de 2002, les bailleurs qui
louent des logements anciens à des personnes aux ressources
très modestes bénéficient d’une majoration
du taux de la déduction forfaitaire applicable au revenu
brut foncier, qui est portée de 14 % à 60 %, pendant
trois ans, pour les logements concernés.
- Déduction
des dépenses de protection contre les effets de
l’amiante
Les
bailleurs peuvent déduire les dépenses destinées
à protéger les locaux professionnels et commerciaux
des effets de l’amiante.
E
– Revenus de capitaux mobiliers
- Modernisation
du régime des FCPR et des FCPI
Les
fonds communs de placement à risques (FCPR) et les fonds
communs de placement dans l’innovation (FCPI) sont modernisés
grâce à une harmonisation des règles de gestion
des différents FCPR, à l’ouverture de ces fonds
aux investissements internationaux et à l’aménagement
de leurs cycles d’investissement.
La
loi de finances pour 2002 proroge pour cinq ans la période
d’application de la réduction d’impôt pour souscription
de parts de FCPI et aménage l’exonération d’impôt
sur le revenu qui, sous certaines conditions, s’applique aux personnes
physiques.
- Assouplissement
des modalités de fonctionnement des plans d’épargne
en actions
Sont
éligibles au PEA les titres émis par des sociétés
ayant leur siège dans un Etat membre de la Communauté
européenne, ainsi que les parts de fonds communs de placement
à risques (FCPR) et les parts de fonds communs de placement
dans l’innovation (FCPI).
Le
plafond de versements susceptibles d’être effectués
sur un plan est relevé de 600 000 F à 120 000
€ (787 148,40 F).
- Aménagement
des régimes spéciaux prévus en faveur
des restructurations d’entreprises
En
cas rachat par une société de ses propres titres,
la fraction du prix imputée sur les apports n’est plus
constitutive d’un revenu distribué.
La
loi de finances légalise, par ailleurs, la doctrine administrative
concernant le champ d’application territorial du sursis d’imposition
des plus-values réalisées par les particuliers à
l’occasion de certaines opérations d’échange ou
d’apport.
En
savoir plus : Définition
du revenu fiscal de référence (sur le site du
MINEFI)
|