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Principales
mesures fiscales 2001
(Loi de finances pour 2002)
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1ère
partie : Les impôts locaux
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La
loi de finances pour 2002 (loi
n° 2001-1275 du 28 décembre 2001, sur le site Legifrance)
a été publiée au Journal officiel du 29 décembre
2001, après avoir été soumise au Conseil
constitutionnel (décision n°
2001-456 DC du 27 décembre 2001).
Taxe
d'habitation
Taxe professionnelle
Taxe foncière sur les propriétés
bâties
Taxe foncière sur les propriétés
non bâties
-
Taxe
d'habitation :
1. Le revenu fiscal de référence
à prendre en compte pour l'exonération totale
de taxe d'habitation est réévalué à
la hausse. Il doit être inférieur à 6
928 € (soit 45 444,70 F) pour une part et majoré
de 1 851 € (soit 12 141,76 F) par demi-part supplémentaire.
Rappel : La loi de finances pour 2001 prévoyait que
le revenu fiscal de référence devait être
inférieur à 44 730 F pour une part, majoré
de 11 950 F par demi-part supplémentaire.
Les autres conditions pour obtenir l'exonération totale
demeurent inchangées.
2.
Les personnes de condition modeste qui ne peuvent bénéficier
de l'exonération totale de taxe d'habitation peuvent
toutefois bénéficier d'un dégrèvement
partiel. Ce dernier varie en fonction du nombre de parts
du ou des foyers fiscaux occupant le logement à titre
d'habitation principale.
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Nombre
de parts
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Revenu
fiscal de référence
maximum
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Montant
de l'abattement
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1
part
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16
290 € soit 106 855,40 F
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3
533 € soit 23 174,96 F
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1
demi part supplémentaire
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+
3 806 € soit 24 965,72 F
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+
1 021 € soit 6 697,32 F
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2
demi parts supplémentaires
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+
2 994 € soit 19 639,35 F
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+
1 021 € soit
6
697,32 F
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3
demi parts supplémentaires
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+
2 994 €
soit 19
639,35 F
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+
1 021 € soit
6
697,32 F
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4
demi parts supplémentaires
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+
2 994 €
soit 19
639,35 F
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+
1 021 € soit
6
697,32 F
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demi
parts supplémentaires suivantes
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+
2 994 €
soit 19
639,35 F
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+
1 806 € soit 11 846,58 F
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Taxe
professionnelle :
1. Les collectivités
territoriales et leurs groupements dotés d'une fiscalité
propre peuvent exonérer de taxe professionnelle, dans
la limite de 100 %, les établissements de spectacles
cinématographiques qui, quel que soit le nombre de
leurs salles, réalisent en moyenne hebdomadaire moins
de 5 000 entrées et bénéficient
d'un classement "art et essai" au titre de l'année
de référence.
Rappel
: Le
régime antérieur prévoyait un
nombre moyen d'entrées hebdomadaires inférieur
à 2 000.
2. Les
collectivités territoriales et leurs établissements
publics de coopération intercommunale dotés
d'une fiscalité propre peuvent exonérer de la
taxe professionnelle les activités des établissements
publics administratifs d'enseignement supérieur ou
de recherche gérées par des services d'activités
industrielles et commerciales créés par la loi
no 99-587 du 12 juillet 1999 sur l'innovation et la recherche.
3. La loi de finances pour 2002 supprime le régime
d'exonération de taxe professionnelle dans les zones
franches urbaines.
Après la période d'application de cette exonération
(établissements existant au 1er janvier 1997 et ceux
ayant fait l'objet d'une création, d'une extension
ou d'un changement d'exploitant entre cette date et le 31
décembre 2001), un abattement dégressif sera
pratiqué sur la base de la taxe professionnelle des
établissements implantés en ZFU ou en ZRU.
4. Des compensations seront versées aux collectivités
locales pour la perte de ressources.
- Taxe
foncière sur les propriétés bâties
:
1.
Le revenu fiscal à prendre en compte pour l'exonération
totale accordée aux personnes âgées
ou handicapées de condition modeste est réévalué
à la hausse. Il doit être inférieur à
6 928 € (soit 45 444,70 F) pour une part et majoré
de 1 851 € (soit 12 141,76 F) par demi-part supplémentaire.
Rappel
: La loi de finances pour 2001 prévoyait que le revenu
fiscal de référence devait être inférieur
à 44 730 F pour une part et majoré de 11 950
F par demi-part supplémentaire.
Les
autres conditions pour obtenir l'exonération totale
demeurent inchangées.
2.
Les redevables, âgés de plus de soixante-cinq
ans au 1er janvier de l'année d'imposition, qui
ne bénéficient pas de l'exonération de
taxe foncière sur les propriétés bâties
(voir 1.) et qui occupent leur habitation principale
dans certaines conditions, bénéficient d'un
dégrèvement d'office de 100 €
(soit 655,96 F) de la taxe foncière sur les propriétés
bâties lorsque le montant des revenus de l'année
précédente n'excède pas 6 928 €
(soit 45 444,70 F) pour une part, majoré de 1 851
€ (soit 12 141,76 F) par demi-part supplémentaire.
Ces
dispositions sont applicables pour les impositions établies
au titre de 2002.
Rappel
: La loi de finances pour 2001 fixait le montant du dégrèvement
à 500 F et concernait les redevables âgés
de plus de 70 ans et de moins de 75 ans.
3.
Les constructions neuves affectées à l'habitation
principale et financées à concurrence de plus
de 50 % au moyen des prêts aidés par l'Etat sont
exonérées de la taxe foncière sur les
propriétés bâties pendant une durée
de 15 ans à compter de l'année qui suit celle
de leur achèvement.
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Taxe
foncière sur les propriétés non bâties
:
La loi de finances pour 2002 allège les obligations
déclaratives des jeunes agriculteurs bénéficiant
d'une aide à l'installation pour l'exploitation de
leurs parcelles. En effet, selon le nouveau dispositif, l'exploitant
doit souscrire, avant le 31 janvier de l'année suivant
celle de son installation, une déclaration par commune
et par propriétaire des parcelles exploitées
au 1er janvier de l'année. Mais chacune des quatre
années suivantes, l'exploitant ne doit souscrire une
déclaration qu'en cas de modifications apportées
à la consistance parcellaire de l'exploitation.
Ces obligations déclaratives conditionnent l'octroi
du dégrèvement de 50 % de la taxe foncière
sur les propriétés non bâties accordé
à ce type d'agriculteurs pendant les cinq années
suivant celle de leur installation.
Ces dispositions s'appliquent aux déclarations souscrites
pour l'établissement des impositions au titre de 2002
et des années suivantes.
En savoir
plus : Définition
du revenu fiscal de référence (sur le site du
MINEFI)
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