|
Investissements
immobiliers - Avantages fiscaux
Immobilier
locatif "Besson"
Bois et forêts
Le régime
du loueur en meublé professionnel
Les résidences
de tourisme
Immobilier locatif
"Malraux"
Immeubles classés
monuments historiques
Investissement
outre-mer
Immobilier
locatif "Besson" :
-
Conditions : l'investisseur doit s'engager à louer
le logement nu à titre d'habitation principale pendant
neuf ans s'il s'agit d'un logement neuf ou pendant six ans s'il
s'agit d'un logement ancien. Le bail doit respecter les plafonds
de loyer et de ressources des locataires fixés par décret.
- Avantage fiscal : l'avantage fiscal prend la forme d'une
déduction du revenu imposable qui varie selon le caractère
neuf ou ancien du logement acquis.
- Notre avis : Ce produit est très intéressant
pour les investisseurs fortement imposés. Il engendre une
correcte rentabilité et il est assez sécurisé.
Cependant l'achat " aveugle " est à éviter.
Il est nécessaire que l'investisseur se rende sur les lieux
de l'acquisition pour considérer sa localisation et son
environnement. De plus, du fait du plafonnement des loyers, un
bilan coût-avantage est à effectuer pour vérifier
l'efficacité de l'investissement.
Bois
et forêts :
Ce placement peut être détenu en direct ou en groupements
forestiers.
- Conditions : Le propriétaire est tenu de s'engager
à exploiter son bien pendant trente ans et doit obtenir
un certificat du directeur départemental de l'Agriculture.
Alors que les parts de groupements forestiers sont proposées
par les grandes banques, l'acquisition d'une forêt en direct
se réalise auprès des notaires des régions
forestières.
- Avantage fiscal : Les avantages sont nombreux : exonération
de droits de donation, de succession et de l'ISF à hauteur
des ¾ de la valeur de la forêt ou des parts de groupements
forestiers ; régime d'imposition des plus-values très
favorable et réduction d'impôt importante de 25%
du prix d'acquisition.
- Notre avis : si les avantages fiscaux sont importants,
ils compensent difficilement une rentabilité faible. De
plus, ces avantages sont soumis à des conditions très
restrictives. Il s'agit d'un placement davantage réservé
aux gros patrimoines passionnés.
Le régime
du loueur en meublé professionnel :
- Conditions : être inscrit au RCS, percevoir plus
de 22 867 euros de recettes annuelles ou retirer de l'activité
au moins 50 % de ses revenus.
- Avantage fiscal : déductibilité intégrale
des déficits du revenu global de l'investissement ; exonération
de la plus-value éventuelle en cas de revente après
5 ans d'activité ; exonération d'ISF.
- Notre avis : Si cet investissement se révèle
rentable il est cependant intéressant pour les contribuables
de la dernière tranche du barème de l'impôt
; et pour atteindre le seuil annuel de 22 867 euros, il faut au
minimum investir 457 347 euros.
Les
résidences de tourisme :
- Conditions : le logement doit obligatoirement faire partie
d'une résidence de tourisme classée, elle-même
située dans une zone de revitalisation rurale ou dans un
territoire rural de développement prioritaire. Le propriétaire
doit s'engager à louer le logement pendant 9 ans à
l'exploitant de la résidence qui le meublera et se chargera
de le sous-louer aux vacanciers. La réduction d'impôt
concerne les investissements réalisés entre le 1er
janvier 1999 et le 31 décembre 2002.
- Avantage fiscal : Que le logement soit acquis en neuf
ou en ancien, le propriétaire bénéficie d'une
réduction d'impôt. De plus, la TVA payée sur
le prix d'acquisition sera restituée par l'administration
fiscale notamment si la résidence offre des services tels
que le ménage, l'accueil
- Notre avis : la condition de localisation exclut le bassin
parisien, tout le littoral à l'exception de certaines côtes
de la Corse et la majeure partie des Alpes du Nord. Il peut se
révéler aussi difficile de revendre un appartement
situé dans une résidence de tourisme.
Immobilier
locatif "Malraux" :
- Conditions : La loi Malraux ne concerne que les immeubles
anciens situés dans des secteurs sauvegardés et
des périmètres de restauration immobilière.
Pour bénéficier de la déduction sur le coût
des travaux, il est nécessaire d'obtenir une autorisation
spéciale délivrée par le Préfet après
avis de l'architecte des Bâtiments de France. De plus, le
bien doit être loué non meublé et pendant
6 ans à un locataire qui en fera sa résidence principale.
La location ne peut prendre effet qu'après la fin des travaux
et dans un délai de 12 mois. Les loyers sont en principe
libre sauf si la municipalité qui est à l'origine
de l'opération demande à l'investisseur de pratiquer
les loyers conventionnés.
- Avantage fiscal : le montant des travaux d'amélioration
et de réparation est déductible des revenus fonciers
de l'investisseur. De plus, le déficit foncier peut être
imputé sur les revenus globaux sans limitation de montant.
Enfin, si la part du déficit foncier résultant de
la réduction des intérêts de l'emprunt contracté
pour financer l'acquisition et/ou les travaux n'est pas déductible
du revenu global, elle est, en revanche, reportée sur les
revenus fonciers des 10 années suivantes.
- Notre avis : Le montage fiscal est extrêmement
complexe. Si la revente du logement intervient moins de 22 ans
après l'acquisition, la plus-value est imposable. La rénovation
doit porter sur l'immeuble entier. Le coût d'acquisition
du bien, le montant des travaux d'agrandissement ou de reconstruction
ne sont pas déductibles. Il est conseillé d'investir
dans le cadre d'opérations de rénovation engagées
par une ville.
Immeubles
classés monuments historiques :
- Conditions : l'immeuble doit être inscrit à
l'inventaire supplémentaire ou agréé par
le Minefi. Le bien doit être offert en location sans condition
de durée. Les travaux de réparation et d'amélioration
sont déductibles.
- Avantage fiscal : les déficits fonciers résultant
des travaux de réparation et d'amélioration sont
déductibles des revenus globaux sans aucune limite. Les
droits de donation ou de succession pour cette catégorie
de biens peuvent être exonérés.
- Notre avis : l'absence de contrainte de durée
permet de récupérer assez rapidement le bien pour
votre usage personnel. Mais une durée minimum de 3 ans
s'impose dans le but d'éviter un abus de droit et un contrôle
fiscal. Néanmoins, seuls les travaux portant sur les parties
classées du bâtiment sont à prendre à
compte. Les travaux de reconstruction ne sont donc pas déductibles.
Enfin, lors de la revente du bien avant 22 ans, les plus-values
imposables seront calculées par différence entre
le prix de revente et le prix d'acquisition.
Investissement
outre-mer :
- Conditions : La loi Paul, qui se substitue à la
loi Pons, permet aux particuliers qui font construire ou acquièrent
un immeuble neuf dans les DOM-TOM de bénéficier
d'une réduction d'impôt. L'immeuble doit être
construit, acquis et achevé entre le 1er janvier 2001 et
le 31 décembre 2006. Il doit être affecté
soit à l'habitation principale du contribuable, soit à
la location pendant au moins 5 ans. Cet investissement peut également
être réalisé par les entreprises relevant
de l'impôt sur le revenu.
- Avantage fiscal : il prend la forme d'une réduction
d'impôt de 25 % du montant total de l'investissement dans
la limite d'un prix de 1 524 euros par mètre carré,
répartie sur 5 ans. De plus, le taux de réduction
d'impôt est porté à 40 % si les logements
acquis appartiennent au secteur locatif intermédiaire.
- Notre avis : Ce produit est très rentable mais
il est destiné aux personnes qui résident effectivement
dans les DOM-TOM. Par ailleurs, l'obligation, pour les promoteurs
d'opérations, de solliciter un agrément de l'administration
fiscale ne s'impose pas à toutes les opérations
; en effet, les opérations de petite taille ne nécessitent
pas cet agrément ; son absence ne garantit pas contre le
risque économique et commercial.
|