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LA
CONTRIBUTION FINANCIÈRE DE LA FRANCE
AU BUDGET DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES
EN 2002
La
contribution française évolue à un rythme
plus élevé de 11,2 % en valeur par rapport à
la loi de finances initiale pour 2001 (soit une augmentation de
1,5 milliard d'euros). Le prélèvement devrait ainsi
atteindre 16,87 milliards d'euros (110,66 milliards de francs)
(1).
Cela
s'explique par l'entrée en vigueur de la nouvelle décision
ressources propres (2), adoptée par le
Conseil le 29 septembre 2000 conformément aux accords de
Berlin. Ceux-ci prévoyaient principalement deux mesures
de correction du système de financement de l'Union en vue
de le rendre plus équitable : la substitution accélérée
de la ressource PNB à la ressource assise sur la TVA (3)
et la modification de la répartition du partage de la compensation
britannique (4).
Ces
deux mesures rééquilibrent le financement de l'Union,
principalement au profit de l'Allemagne et des Pays-Bas, premiers
contributeurs nets au budget communautaire.
Elles
ont sans conteste un coût pour les finances publiques françaises
(5). Toutefois, l'augmentation de notre contribution
est partiellement compensée par le relèvement de
10 à 25 % de la part retenue par les Etats membres au titre
de leurs frais de perception des ressources propres traditionnelles.
La
France reste donc l'un des principaux bénéficiaires
des dépenses de l'Union.
Certes,
la France est un pays structurellement contributeur net. Cependant,
deuxième contributeur en volume derrière l'Allemagne,
notre pays n'était plus que le septième contributeur
net en 1999 (6).
Au
surplus, deuxième bénéficiaire derrière
l'Espagne la même année, il est devenu le premier
en 2000, selon le rapport de la Commission européenne sur
la répartition des dépenses opérationnelles
de l'Union par Etat membre (7).
(1)
Cette
prévision s'appuie sur le projet de budget adopté
en première lecture par le Conseil de l'Union européenne
le 20 juillet 2001 qui s'établit à 99 milliards
d'€ en crédits d'engagement (+ 2,1 % par rapport à
2001) et 95,6 milliards d'€ en crédits de paiement
(+ 2,5 %).
(2)
Cette dernière a pour objet d' " améliorer
l'équité du cadre financier de l'Union ". Elle
doit être ratifiée par les parlements nationaux avant
la fin de l'année.
(3)
La prise
en compte du PNB est plus équitable que celle de la TVA.
Si elle est moins favorable à la France, son ralliement
lui a permis d'obtenir un accord à Quinze sur l'agriculture.
(4) Le maintien de la "
correction " dont avait bénéficié naguère
le Royaume-Uni apparaît inexplicable. Il n'en reste pas
moins que la modification du financement de la compensation accordée
à la Grande-Bretagne diminue la part de quatre Etats membres,
mais accroît celle de la France.
(5) La part de la France
dans ce budget s'élèvera en 2002 à 17,3 %,
au lieu de 17 % précédemment.
(6) Avec un solde de 1,16
milliard d'euros, elle se plaçait derrière l'Allemagne,
le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Italie, la Belgique et la Suède.
(7) Cette situation promet
des débats ardus lorsque s'ouvrira la négociation
sur le paquet financier d'après 2006.
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